Ô rage désespoir

18 juin 2018

Lundi 18 juin

Lundi 18 Juin.

 

Drôle de journée...

 

 

Pour commencer, je me suis réveillée tôt. Six heures du mat'. C'est pas vraiment mon habitude.

Du coup, j'ai pu flaner, papillonner. Trafiquer. Tranquillement, chez moi avant de partir pour l'hôpital de Jour.

Ensuite, baisse de moral.

 

Après le café, activité atelier d'écriture, chouette !!! Mais non, en fait. C'est la psycho qui l'animait, la première fois que j'ai affaire à elle. Un carnage cet atelier. Directif et scolaire. Avec des commentaires qui n'avaient pas lieu d'être. Bref....

 

J'ai pu la psychiatre, il fallait renouveler l'ordonnance. Et puis, que je lui parle aussi.

De mes angoisses, de ce moral, qui joue aux montagnes russes. Du vide et du néant.

Que je parle, de cette incapacité à me réveiller le matin... de manque d'envie, de ce manque d'entrain.

Et puis, que je pose la question, qui me brûle les lèvres depuis quelques temps. « et si vous me mettiez un thymorégulateur ? Et j'ai appris que j'en avais déjà un ! Cool de le savoir.

Elle m'a augmenté la dose.. maintenant, il n'y a qu'à attendre, et espérer que ça arrange mon moral et le grand huit.

 

Un repas pris dans la convivialité... et puis, l'entretient infirmier.

 

J''ai parlé, parlé, beaucoup parlé. Discuté aussi, c'était un vrai échange. J'apprends à la connaître, et elle aussi... c'est ma référente depuis peu de temps. Je ne vais à l'hôpital de jour que depuis janvier, et ma première référente est en arrêt... du coup, c'est F. qui a pris le relais.

Donc, on parlé, parlé, tant et si bien, que l'entretien a duré, duré près d'une heure !

 

 

Je suis partie en ville après, et j'ai rencontré, pour mon plus grand plaisir, M.P. Une infirmière de l'hôpital de l'unité où je vais, quand ça ne va plus. On a bavardé un peu. C'était sympa.

 

Bref, une journée bien remplie...

 

depuis que je suis rentrée à l'appart, c'est mission « je tape mes textes au propre » et « je corrige tous les textes qu'il y a dans mon ordi... » (il y en a beaucoup!)

 

une journée qui finalement a été plus belle que ce que je pensais qu'elle serai.

Posté par Clochettelafete à 21:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


17 juin 2018

Dimanche 17 Juin

Toujours fatiguée.

Beaucoup dormir.

 

Je suis lasse.

Aujourd'hui, j'ai continué à taper, et corriger les textes sur l'ordi.

Mais ce soir,

je suis lasse,

tout me pèse.

Je me sens seule,

et en même, je ne veux voir personne.

 

C'est dur aujourd'hui.

 

Envie de...

.. de dormir

… d'oublier

.. d'abandonner.

 

Je suis triste,

je voudrais juste

que le temps s'arrête.

 

LASSITUDE

Posté par Clochettelafete à 22:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 juin 2018

Samedi 16 Juin

Fatigue et moral en berne.

Une immense fatigue, et je n'arrive pas à dormir. Pas assez tout du moins.

 

Ce matin, pas de grasse mat', pas de sieste non plus.

Fatigue.

Et mon appart, que je n'arrive pas à remettre en ordre. Confus comme mon esprit.

Je me sens perdue.

Je me sens vide,

lasse.

 

Je ne sais plus, où je suis, où j'en suis.

 

PERDUE

Posté par Clochettelafete à 22:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 juin 2018

Jeudi 13 Juin euh, mercredi 13 juin

Comme dans un entre deux, j'ai le moral qui flanche.

Une douce tristesse m'envahit.

Un soupçon de détresse, dans ma vie.

 

Ce soir, je suis fatiguée. Et lasse.

Lasse de combattre, lasse de me battre.

Je voudrai juste, me laisser aller..

lâcher prise...

juste couler,

et dans la folie,

l'emprise.

 

Fermer les yeux, et oublier, un peu..

la maladie, et valse folie.

Ce désespoir... dans le noir.

 

Ce soir, je ne suis pas bien.

Mais pas mal non.

Juste rien.

Comme dans le vide..

dans le néant.

Je suis rien...

juste rien.

 

Un billet d'humeur, en demie teinte...

 

Posté par Clochettelafete à 22:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Funambule

Funambule sur son fil

Oscille vacille,

Et tombe

Sombre

 

Dans le vide infini

De son pauvre esprit

Dans le charnier

De ses pensées

 

Et coule, se noie

Du noir il broie

et saigne son cœur

la vie l'écœure

 

Overdose de lui

et d'autrui

Il va sans but, errance

Il va sans vie, absence.

Posté par Clochettelafete à 22:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

La musique

Douce est la musique

Que seuls les fous entendent

Un petit rien de magique

qui me transcende.

 

Et danse, danse pantin

Marionnette sans filet

Dans cette mascarade sans effet

transe, transe jusqu'au matin,

 

Insomnia mon amie,

Tu peuple mes nuits

Fée, lutin et farfadets,

Cauchemars éveillés

 

Et lorsque le jour se lève

Je retourne me coucher

Et lorsque le jour se lève,

Je m'en vais vers d'autres contrées.

Posté par Clochettelafete à 22:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

J'habite

J'habite la maison noire de mes pensées

J'habite le manoir hanté de mon cerveau

J'habite au fin fond d'un caveau

J'habite avec mes idées

J'habite quelque part

J'habite nulle part

J'habite un trou noir

J'habite là où il fait froid

J'habite un bois

J'habite le désespoir

J'habite quelque part mais je ne sais où

J'habite nulle part au fond d'un trou

J'habite et cohabite avec moi-même.

Posté par Clochettelafete à 22:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

écrire

Écrire.

Écrire pour être.

Écrire pour devenir.

Écrire pour me connaître.

Écrire, pour l'avenir..

écrire....

 

et jeter les mots sur le papier, le gratter, le raturer.. encore, et encore.

Au-delà de la raison.

Écrire à la déraison.

 

Et dans l'écrit, les cris résonnent, se rencontrent.

Une balade dans ma vie, au détour de mon esprit.

 

Juste écrire ce que je ne peux crier...

ces maux qui me rongent,

les faire sortir,

les faire rugir.

 

Alors prendre le stylo,

le laisser glisser sur le papier,

le laisser faire surgir, tous ces mots.. les non-dits, les tus, les emballés, les recouverts.... tous ces mots, qui vivent au fond de moi, tous les mots de mon âme.

 

Longtemps ce fut à coup de lame, que sortait ma souffrance, par ce sang, rouge, délivrance.

 

 

Aujourd'hui, même si rien n'est fini,

un peu de répit...

plus de sang, plus de larmes..

plus de plaies, plus d'armes.

Le sang, a cessé de couler.

 

Les pleurs versés ont séchés.

 

Et je suis moi,

une et entière.

Et je suis là,

et j'espère.

Juste là, là où j'étais hier.

Fière.

 

Et j'avance sur mon chemin.

Du soir au matin,

et j'avance vers demain,

l'esprit serein.

 

Comme libérée,

délivrée.

J'avance, dans la patience,

et l’espérance.

J'avance vers demain,

suivant mon destin...

et alors, enfin, je suis,

enfin, je vis.

Posté par Clochettelafete à 19:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]